Vendredi 27 mars 2009
Un certain temps que je n'ais fait de billet ici!

Pourquoi?

Je suis restée en retrait mais je continue de lire, d'écouter, de voir ce qui se passe sur le terrain de l'enseignement, l'éducation.


La communauté que j'ai ouverte link prend petit à petit de l'importance. Pas trop d'échanges mais des liens, des liens qui sont autant de témoignages,  de recherches, de questionnements, d'informations...

Tous témoignent d'une volonté de refuser ce que l'on nous impose actuellement.

Malgré toutes les actions qui ont été faites, tout semble joué au niveau du ministère.

Pour info je vous donne le lien du Snuipp 95 link car je n'ai plus envie d'en écrire davantage sur ce sujet.

La seule question est: comment continuer?

Il y en a pour qui cela n'a jamais posé problème.
Pour les autres?
Certains ont ou vont accepter, ils intégreront petit à petit dans leurs pratiques le sens même de cette politique.
Pour ceux, qui comme moi, ne "peuvent" se résigner, il reste deux solutions:
- fuir, fuir ailleurs, ne plus vouloir entendre parler de... c'est aussi quelque  part se résigner, abandonner...
- résister
, dans ou hors l'institution?

Pas de jugements, je m'en garderai bien. Cela fait plusieurs mois que je vacille entre toutes ces options.

La liste de l'ICEM vient de me transmettre cette info, comme un rappel à ce qui est pour moi une de mes raison d'être:
Ma vie ne sera pas accomplie si je n'apporte pas une pierre sur ce chemin:


Bande Annonce Festival IMAGES MOUVEMENTEES 2009
Vidéo envoyée par Studio_Wasia

Soyons réalistes, osons l'utopie du 1er au 7 avril 2009 au cinéma 5 Caumartin Paris 9 (Saint-Lazare) http://imagesmouvementees.org

La soirée du 3 avril sera plus particulièrement consacrée à l'éducation

allez sur le site link pour consulter le programme


Par seccotine95 - Publié dans : Education - Communauté : Quelle école pour vos enfants?
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Lundi 16 février 2009

C'est reparti et cela ne s'arrêtera plus.
Un ancien Ministre qui appelle à la démission d'un Ministre en place et qui joint l'acte à sa parole c'est plutôt rare!
Appel des maîtres des écoles primaires
http://www.darcos-demission.org/

Certains y trouveront manoeuvres politiques Mais Mr Lang n' pas attendu que le vent tourne contre X Darcos pour manifester son désaccord total et encourager publiquement  la mobilisation des citoyens contre ces réformes.

Son livre "L'école abandonné", condamnait déjà l'anéantissement des anciens programmes, l'imposture des nouveaux, tout en fustigeant la paupérisation et l'asphyxie à l'oeuvre dans un école au rabais, en pleine régression ;
Dans une interview sur RMC (le 10/12/08) où il déclarait : "J'appelle tous les Français à se dresser avec force et détermination contre ce plan de destruction de l'école [...]. Darcos sait ce que je pense et dis depuis des mois : il traite avec désinvolture et mépris notre système éducatif. Il n'a cessé de taper [...] contre les maîtres qui se dévouent jour après jour pour leur métier qu'ils aiment. Le plan qu'il a concocté c'est un travail de démolition systématique de l'école de la République. [...] Je lui dis : "si vous continuez comme ça, l'éducation nationale, ce sera votre Vietnam à vous !" ».


Il avait déjà contre lui les enseignants, les lycées, les syndicats, les parents d'élèves, deux anciens
ministres de l'Education Nationale...
Même les inspecteurs ont critiqué ses dernières mesure.
Cette semaine, Xavier Darcos a réussi à mettre en colère les directeurs
d'IUFM et les présidents d'université.
Ceux-ci l'accusent de "tenir des propos mensongers" à propos de la formation des maîtres.
Xavier Darcos a déclaré que les IUFM laissaient les élèves sur "simulateur de vol".
De nombreuses universités ont confirmé vendredi qu’elles ne remettraient pas les «maquettes» de masters
comme la ministre de l’Enseignement supérieur le leur avait demandé.

http://news.google.fr/news?hl=fr&q=darcos&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wn








http://jacques.risso.free.fr/













Par seccotine95 - Publié dans : Actualité - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Dimanche 15 février 2009

 Sauvons la recherche  

C
eux qui entendent ou lisent seulement les médias "ordinaires" ne peuvent bien comprendre certaines revendications, certaines luttes.

Pour les informer vous trouverez ci-joint un document que les auteurs vous demandent de diffuser largement autour de vous.

Chacun à 10 au moins de vos contacts, qui feront la même chose.

10 puissance n      cela fait vite du monde.

Le texte:

L’enseignement supérieur et la recherche sont

votre bien.

Nous, personnels de l’université et des organismes, nous le défendons.

L’enseignement supérieur et la recherche sont votre bien comme le sont l’hôpital, la

justice ou la culture.

Pour en améliorer la qualité, les universitaires ont fait dès 2004 des propositions, aucune n’a été retenue. Aujourd’hui, le gouvernement orchestre la casse de l’Université pour lui faire abandonner à sa vocation première, l’élaboration et la transmission de savoirs, et la subordonner aux seuls besoins de l’économie. C’est pour dénoncer cette régression, protéger et faire progresser ce service public en danger que nous nous battons.
Soutenez nous.

Pourquoi la communauté universitaire est-elle en colère ?

Parce que nous voulons une authentique autonomie des universités :

La liberté de pensée et l’indépendance à l’égard de tous les pouvoirs sont partout garanties aux universitaires. La « pseudo autonomie » qui nous est imposée restreint aujourd’hui ces libertés académiques en nous soumettant au seul pouvoir du président de l’université.


Parce que nous voulons des organismes de recherche forts :

Les scientifiques doivent pouvoir déterminer eux-mêmes leurs politiques de recherche.

Remettant en cause ce principe internationalement reconnu, le gouvernement veut découper les organismes comme le CNRS en instituts pour mieux les piloter, lui interdisant d’avoir des projets scientifiques autonomes.


Parce que nous revendiquons le travail coopératif :

Au lieu de la coopération, le système promeut la compétition permanente entre scientifiques.  Si nous revendiquons l’émulation intellectuelle, nous dénonçons cette compétition généralisée qui nuira au progrès de la science et à la qualité des enseignements.


Parce que nous voulons être évalués par nos pairs non par des gestionnaires
:

Les universitaires, contrairement à ce qui est dit, sont évalués par leurs pairs tout au long de leur carrière. Nous avons fait des propositions pour améliorer cette évaluation mais nous refusons celle faite par des gestionnaires sur des critères quantitatifs absurdes.


Parce que nos carrières doivent être revalorisées
:

Les enseignants-chercheurs et les chercheurs sont recrutés en moyenne à 33 ans, à Bac + 8 ou 10, leur salaire moyen est alors de 1720 euros net ; le salaire médian étant d’environ 2500 euros net.


Parce que nos métiers doivent être reconnus :

Les carrières des personnels techniques et administratifs sont totalement bloquées. Ces

métiers doivent enfin reconnus à la place qu’ils méritent..


Parce que nous voulons des budgets à la hauteur des enjeux
:

Sur les 1.8 milliards/an annoncés, l’essentiel est consacré à la recherche privée tandis que

celui du secteur public diminue en euros constants : 0.6% du PIB alors que nos voisins sont à environ 1%.


Parce qu’il est faux de dire que la recherche française est en déclin :

La recherche française est reconnue internationalement et largement primée. Elle tient le 6

ème rang mondial alors que son budget par rapport au PIB est lui au 26ème . Le coût financier de chaque article scientifique publié est l’un des plus faibles.


Parce que le nombre d’enseignants diminue tandis que celui des étudiants augmente :

250 suppressions de postes cette année. Avec le taux d’encadrement le plus faible d’Europe, l’Université a malgré tout su faire face à l’arrivée massive d’étudiants. Aujourd’hui, elle ne peut plus accueillir convenablement les étudiants.


Parce que le temps que nous pouvons consacrer à la recherche diminue
:

Nous voulons pouvoir faire convenablement nos enseignements et nos recherches. Or notre

charge d’enseignement n’a cessé d’augmenter, réduisant d’autant notre temps consacré à la recherche. Nous voulons une réforme de nos statuts faite dans la concertation.


Parce que le nombre de chercheurs diminue
:

Alors que la recherche serait notre priorité nationale, le nombre de postes de chercheurs

ouverts au concours a diminué. De 25% au CNRS, passant de 400 à 300, ce qui ne compense même pas les départs à la retraite.


Parce que la précarité s’installe dans les amphis et les labos:

Nos statuts stables nous ont permis de maintenir la recherche au meilleur niveau malgré ses handicaps budgétaires. Cet équilibre est menacé car de plus en plus d’universitaires sont remplacés par des personnels au statut précaire.


Parce que nos étudiants sont maltraités :

Un enseignement de qualité réclame des moyens. L’Etat annonce une augmentation par

étudiant de 1000 euros/an or il n’investit que 6000 euros/an à l’Université contre 13 000 euros en classes préparatoires.


Parce que nous ne voulons pas voir augmenter les frais de scolarité :

Pour augmenter les ressources des universités, l’Etat voudrait transformer les étudiants en

usagers payant le service offert. En Angleterre, au nom de cette même politique, les frais de scolarité sont passés en moyenne de 100£ à 8000£/an.


Parce que les diplômes deviendront rapidement périmés :

Les diplômes doivent permettre aux étudiants de s’adapter à un monde en perpétuel

mouvement. Or les formations professionnalisantes qu’on nous demande de mettre en place, en perdant tout caractère généraliste, auront un contenu rapidement obsolète et inutile.


Parce qu’il est faux que l’Université soit responsable du chômage des jeunes diplômés :

En France, 56% des jeunes diplômés restent 5 ans avec des emplois sous-qualifiés. Nos

étudiants ne trouvent pas d’emplois non pas parce que les diplômes ne sont pas adaptés mais parce que le secteur privé n’en crée que très peu.


Parce que les étudiants se détournent de la recherche et de l’enseignement supérieur :

Selon le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le nombre d’étudiants se destinant à la recherche et l’enseignement supérieur devrait diminuer d’ici 2017 de 33%.

C’est le potentiel de recherche de demain qui est ainsi découragé
.


Par seccotine95 - Publié dans : Actualité - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mercredi 11 février 2009
Le Collectif National de Résistance à Base élèves, comprenant une trentaine de collectifs départementaux et de nombreuses organisations, condamne la menace de retrait d'emploi de directeur formulée, le 3 février 2009, à l'occasion d'une CAPD, par l'IA de l'Isère à l'encontre de Jean-Yves Le Gall, directeur de l’école de Notre-Dame de Vaulx.

Le Collectif condamne également le chantage auquel est actuellement soumis ce directeur puisque cette sanction ne prendra effet qu'après que l'Inspectrice d'Académie de l'Isère l'ait reçu fin mars 2009 pour connaître ses intentions.

Ce chantage vise l'un des 175 directeurs qui, refusant en conscience de participer à ce qu'ils considèrent comme une entreprise de fichage de la jeunesse, n'acceptent toujours pas d’enregistrer les élèves de leurs écoles dans le fichier centralisé Base Elèves.

C’est l'éthique d'une profession qui est visée, avec ses valeurs, ses convictions, ses engagements.

Le Collectif National de Résistance à Base Elèves réaffirme sa totale solidarité à Jean-Yves Le Gall et à tous les directeurs réfractaires qui ont le courage de mettre en jeu leur carrière en restant fidèles à leurs convictions. Il dénonce les menaces inadmissibles allant jusqu’au retrait d’emploi de direction qui accompagnent la mise en place de Base élèves.

Les enseignants, parents, citoyens sont toujours très nombreux à s’inquiéter de ce fichage généralisé de la population dès l'entrée en maternelle.
Le collectif fait appel aux associations et organisations pour qu'elles exigent avec lui qu'aucune donnée nominative ne sorte de l’école.

 Aucune sanction pour Jean-Yves Le Gall !

 Aucune sanction pour les désobéisseurs de l’Education Nationale !

 Destruction des données enregistrées dans Base Elèves !

 Abandon de la politique de fichage de l’enfance !

Collectif National de Résistance à Base Elèves, CGT Éduc’action, Conseil National de la Résistance, Fédération Nationale pour l’Ecole Rurale, Emancipation, Organisation de Femmes Égalité, MRAP, Privacy France (Big BrotherArwards), ICEM-Pédagogie Freinet, Fédération Nationale pour l’Ecole Rurale,  Union Des Alternatives Syndicales (PAS/SAIPER), Sud Education, Confédération Nationale du Travail,  Syndicat des Avocats de France,  Syndicat de la Magistrature

Pétition en soutien à Jean-Yves Le Gall et aux directeurs:
http://petition.bigbrotherawards.eu.org/PETITION-pour-le-retrait-de-Base-eleves-SOUTIEN

http://petition.bigbrotherawards.eu.org/IMG/rtf/Petition-vierge.rtf
Signature de l'Appel des Directeurs:
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2964
Le site du CNRBE:
http://retraitbaseeleves.wordpress.com


Par seccotine95 - Publié dans : Actualité - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Samedi 31 janvier 2009
 
Pas facile de chercher à "destituer" quand on institue...
Pas aisé de "dysfonctionner" quand on est fonctionnnaire...

Merci pour le soutien et la diffusion de ce texte 
De ce que j'en sais, beaucoup de collègues sont dans l'incertitude, le doute, la solitude, face à cette décision de faire remonter ou pas les résultats des évaluations...
Je crois que ces collègues ont besoin de soutien, d'encouragements, de collectif...
 
 
Mais c'est une des rares fois où l'on a concrètement en main la pièce qui manque au gouvernement pour finir son puzzle. Alors on la lui donne ou pas ?
 
Bien cordialement
Sylvain Grandserre
 

Enseignants, avons-nous donc une âme ?


« Objets inanimés, avez-vous donc une âme » interrogeait Lamartine.

A nous autres, professeurs des écoles qui risquons de la perdre dans le triangle des Bermudes du libéralisme, la question se pose désormais sans que la réponse puisse se faire attendre... car le temps politique ne suspendra pas son vol !

Si le billard des réformes se joue à trois bandes, ce puzzle est à trois pièces.

  • Tout d'abord, il y a la suppression de la carte scolaire. Ceci permet un désengagement de l'état, non plus garant de la qualité partout pour tous, mais simple organisateur de la mise en concurrence des établissements. Faites vos jeux !
  • Ensuite, il y a l'idée d'en venir tôt ou tard pour les professeurs à un salaire au mérite, ce dernier se mesurant alors aux résultats obtenus par les élèves. Avec un tel système, les médecins n'accepteraient de soigner que les biens portants... Et les enseignants de ne travailler qu'avec les bons élèves !
  • Enfin, pour permettre l'ouverture du marché scolaire, il faut des chiffres, des éléments de comparaison tels que peuvent en donner les évaluations nationales de CM2 qui servent moins à évaluer les élèves qu'à dévaluer les écoles.

Et voilà, le tour est joué. Les parents stratèges chercheront ce qu'il y a de mieux pour leur enfant. Puis, du moins le croient-ils, ils choisiront l'école pour leur enfant... Or, c'est très exactement le contraire qui se produira et se produit déjà. C'est l'école qui choisira leur enfant... ou pas ! Car la logique du salaire au mérite pousse les établissements à ne prendre que les élèves pour lesquels le retour sur investissement sera élevé.
Alors qui pour s'occuper de ceux qui risquent potentiellement de faire baisser le rendement ?
Qui pour travailler en ZEP, avec les pauvres, les enfants de chômeurs, de Rmistes, les non-francophones, les handicapés ?

L'horreur pédagogique est en marche. A notre niveau, seuls, nous ne pourrons pas faire grand chose pour maintenir la carte scolaire ou s'opposer au salaire au mérite. En revanche, on compte sur nous en hauts lieux pour donner nos chiffres tels des prix permettant l'ouverture de la grande braderie ! Car s'il a des tuyaux, le ministère n'a encore rien à faire circuler à l'intérieur ! A nous de le laisser à sec en ne fournissant aucune information sur les résultats de CM2 d'abord, puis de CE1.


Clairement, c'est notre seule chance de bloquer cette sale machine à courber l'échine. Nous pouvons relever la tête, être fiers du travail désintéressé que nous accomplissons auprès de ceux qui en ont le plus besoin. Jamais nos écoles ne devront prendre pour modèle ce qui vient de se montrer si désastreux à l'échelle planétaire : la concurrence, l'individualisme, l'égoïsme, l'appât du gain. Contre cette entreprise de déshumanisation nous avons la solution : le blocage complet à la source, pour assécher le caniveau où veut nous entraîner cette politique.

Alors, enseignants, avez-vous donc une âme ?

Sylvain Grandserre
Maître d'école
boycotteur des évaluations de CM2
Porte-parole de
http://www.darcos-demission.org/
sylvain.granserre@wanadoo.fr

Par seccotine95 - Publié dans : Education - Communauté : Quelle école pour vos enfants?
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