Présentation des nouveaux programmes du primaire
Discours - Xavier
Darcos
Xavier Darcos a présenté à la presse le mercredi 20 février (2007)
les grandes orientations de la réforme de l'école primaire, en particulier la réorganisation du temps scolaire et la réécriture des programmes qui, prochainement, feront l'objet d'une
consultation.
« Diviser par trois, en cinq ans, le nombre d'élèves qui sortent de l'école primaire avec de
graves difficultés et diviser par deux le nombre d'élèves ayant pris une année de retard dans leur scolarité », tels sont les résultats attendus par le ministre de l'Éducation
nationale.
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Ceux qui ont quitté le système éducatif depuis quelque temps déjà envisagent souvent l'école primaire comme une première étape, exigeante mais vite surmontée, qui précède les difficultés plus sérieuses de l'enseignement secondaire ou du supérieur.
Cette impression erronée se nourrit le plus souvent de la nostalgie de ces années insouciantes, dont la mémoire ne conserve,
bien des années après, que de brefs souvenirs : la mélodie obsédante des tables de multiplication, le tracé malhabile des lettres de l'alphabet sur le papier à rayures, l'angoisse de la
poésie récitée devant toute la classe.
Mais pour l'enfant qui commence à peine sa vie d'élève, la réalité de l'école est tout autre. Elle est une source
continue de sollicitations nouvelles, de stimulations intellectuelles et d'incompréhensions passagères que viennent résoudre les explications et les
exercices proposés par l'enseignant.
Elle est une remise en cause permanente de la perception incomplète du monde sur lequel l'enfant avait bâti sa personnalité jusqu'alors.
Nous l'oublions parfois, mais l'école primaire est toujours une étape difficile, parce qu'elle s'adresse à des êtres en devenir et parce que son projet pédagogique est exigeant. Mais elle ne doit jamais cesser d'être ambitieuse, car c'est sur elle que repose, presque toujours, la réussite ou l'échec scolaire de l'élève. Ce n'est pas au collège, encore moins au lycée, que se comblent les petites lacunes et les grands retards accumulés à l'école primaire. C'est l'école primaire qui donne à l'élève l'ensemble des connaissances et des compétences essentielles qui lui permettront d'aller plus loin dans son parcours scolaire et de réussir, plus tard, son insertion dans la vie professionnelle.
L'école primaire doit rester garante de l'idéal républicain (?) : permettre à chaque enfant de devenir, par l'instruction (?), un citoyen libre et éclairé.
Mais son projet pédagogique doit aussi tenir compte des réalités de notre temps (?):
- à l'heure où la quasi-totalité des élèves poursuivent leur formation au-delà de la scolarité obligatoire, l'école primaire ne doit plus chercher à transmettre en quelques années la totalité des champs du savoir, mais de donner à l'individu toutes les clés pour les approfondir ultérieurement.
- à l'heure où la société de l'information expose les enfants au défi de se repérer dans une masse de données indifférenciées, l'école primaire doit plus que jamais transmettre des savoirs cohérents et des approches méthodiques.
- à l'heure où les pays développés cherchent à comparer la performance de leurs systèmes éducatifs, la France ne peut rester insensible aux rapports officiels et aux évaluations internationales qui soulignent, chaque année, la médiocrité des résultats de son école primaire.
Dans un pays qui investit autant de confiance et de moyens dans son système scolaire, il n'est pas concevable que 15% des élèves(?) quittent aujourd'hui l'école avec de graves lacunes dans la maîtrise de la lecture, de l'écriture et du calcul.
Affirmer une ambition pour l'école primaire, ce n'est pas seulement rappeler la grandeur de ses origines et l'importance de sa mission. C'est lui assigner des objectifs précis quant à la réussite scolaire des élèves.
Diviser par trois, en cinq ans, le nombre d'élèves qui sortent de l'école primaire avec de graves difficultés et diviser par deux le nombre d'élèves ayant pris une année de retard dans leur scolarité : tels sont les résultats que j'attends de la réorganisation du temps scolaire et de la réécriture des programmes du primaire que je veux vous présenter ce matin.....(suite, voir la liste des mesures annoncées et effectives à la rentrée 2008)
Je n'imposerai aucune méthode particulière aux enseignants pour transmettre ces savoirs aux élèves, car ils sont les
mieux placés pour connaître les capacités de leurs classes et choisir la méthode la plus appropriée pour les faire progresser. Mais je serai vigilant à ce que ces nouveaux programmes et
cette nouvelle organisation du temps scolaire contribuent à l'amélioration significative des résultats de chaque école.
Ces résultats seront communiqués aux familles selon des modalités que nous définirons au cours des prochaines semaines pour apporter aux familles toute l'information
nécessaire sans toutefois entrer dans une logique de mise en concurrence des écoles entre
elles.
Les résultats de ces évaluations ne seront ni un critère de redoublement pour le CE1, ni un examen d'entrée
en sixième pour les CM2.
Mais je préfère que l'Education nationale se dote d'outils de mesure fiables et transparents du niveau des élèves plutôt qu'elle découvre, année après année, un classement médiocre dans les différentes évaluations internationales.
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Si les programmes de l'école primaire suscitent une telle attention, c'est parce qu'ils constituent une forme de
contrat social éducatif.
Transmettre le savoir, c'est
guider l'élève vers une forme de liberté et une forme de responsabilité et c'est prendre en même temps, au nom de la société tout entière, l'engagement moral de ne pas échouer dans cette mission. Nous
avons désormais un devoir de réussite pour l'école primaire.
Mise à jour : avril 2008
codage:
bleu = analyse, objectifs du gouvernement
jaune = points de convergeance (?)
vert = Mon en gagement en tant que citoyenne et
enseignante
Les actions se poursuivent afin d'endiguer ce raz de marée des mesures Darcos
et chaque enseignant éclairé de ce qui se joue derrière cette politique se doit de définir clairement son engagement et comment le faire vivre dans ses pratiques à la rentrée de septembre 2008.
Comme dans tout autre milieu professionnel nous avons à rendre des comptes par rapport aux objectifs définis.
Lors de nos évaluations (inspections) faites par notre supérieur (inspecteur) nous avions jusqu'alors à montrer notre "savoir faire" et "savoir être" auprès des enfants mais aussi à argumenter par des documents diverses, l'analyse quel'on fait de la classe, la planification des apprentissages dans le temps, les aides mises en place dans la classe et l'articulation avec les enseignants spécialisés.
Cette évaluation était donc QUALITATIVE;
les objectifs fixés par notre SUPERsuperieur hiérarchique ne sont que de l'ordre QUANTITATIF.
Si l'on nous laisse le choix des méthodes pour transmettre on ne nous laisse plus le choix du "quoi" des compétences de l'enfant à développer pour apprendre tout au long de sa vie.
C'est l'école primaire qui donne à l'élève l'ensemble des connaissances et des compétences essentielles qui lui permettront d'aller plus loin dans son parcours scolaire et de réussir, plus tard, son insertion dans la vie professionnelle.
Nous pouvons et devons donc tous nous appuyer sur ces déclarations pour affirmer nos choix pédagogiques et affirmer sans craintes nos engagements.
J'ai rejoins pour plus d'efficacité l'ICEM qui correspond tout à fait à ma philosophie de vie et donc celle que je peux "transmettre" non pas par l'énoncé de dogmes mais par mes propres actes;
ICEM – Pédagogie Freinet
Site Internet : http://www.icem-pedagogie-freinet.org
Programmes 2008
Aménagement du temps scolaire
(enseignement, soutien et stages sur le temps de vacances)
Évaluation
J E M’ENGAGE …
Je m'engage à respecter le développement de l'enfant ;
Je m’engage à prendre le temps nécessaire aux disciplines qui questionnent le monde ;
Je m'engage à favoriser la construction de la pensée de tous mes élèves par une pédagogie coopérative et des apprentissages qui ne sont pas fondés uniquement sur des automatismes, pour qu’ils puissent analyser et comprendre le monde ;
Je m'engage à ce que tous les élèves bénéficient du même volume horaire institutionnel sur l'année ;
Je m'engage à participer à une réflexion sur l'aménagement de la journée, de la semaine et de l'année ;
Je m'engage à créer dans l’école les conditions de coopération qui favoriseront le dépassement des difficultés au sein de l'équipe éducative et au sein de la classe ;
Je m'engage à réaliser avec les élèves des évaluations constructives qui leur permettront de progresser en confiance ;
Je m’engage à ne diffuser aucun résultat d’évaluation qui servirait à réaliser des comparaisons ou des classements.
J’applique ainsi les valeurs contenues dans la Charte de l’Ecole
moderne*
L’ICEM-Pédagogie Freinet Le 6 juillet 2008 Signature: SR
Ce document sera signé de ma part et à portée de main dans ma classe. En fonction des événements il sera mis en lecture aux parents, collègues, hiérarchie.
Ce document sera signé de ma part et à portée de main dans ma classe. En fonction des événements il sera mis en lecture aux parents, collègues,
hiérarchie.
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