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Samedi 31 mai 2008
L'occupation du Rectorat de Guyane tient bon pour son 7e jour

Malgré l'intervention des forces de l'ordre ce matin à l'aube, l'occupation du rectorat de Guyane par un collectif de personnels de l'éducation tient bon pour son 7e jour de suite. Les flics ont dû quitter les lieux et nous avons pu réinstaller le campement.

Les enseignants de Guyane réclament davantage de moyens

Reuters - Jeudi 29 mai, 17h22

CAYENNE (Reuters) - Un collectif d'enseignants en grève campe depuis dix jours sur le parvis du rectorat à Cayenne pour réclamer plus de moyens pour l'école et la venue en Guyane du ministre de l'Education nationale Xavier Darcos.

Cette démarche est soutenue par les syndicats de l'Éducation nationale, les élus locaux et les parlementaires, les parents d'élèves, les lycéens et l'évêque de Guyane.

"En Guyane, la fusée décolle, mais toujours pas l'école", indique une banderole accrochée sur le bâtiment du rectorat, où des enseignants grévistes ont installé leurs hamacs.

"Les effectifs scolarisés augmentent sans cesse dans notre académie, et les moyens ne suivent pas, dans une région multiethnique, avec de nombreux enfants non francophones", explique Stéphane Trouille, professeur d'éducation physique et sportive dans un lycée de Saint Laurent.

Le mouvement de protestation est parti de l'ouest de la Guyane, qui enregistre les taux de réussite les plus bas de l'académie pour le baccalauréat et le brevet, et la plus grande proportion d'enseignants contractuels et d'enfants non francophones dans les classes, issus notamment de l'immigration venue du Surinam voisin.

Dans cette région, selon les grévistes, en 2004, les trois quarts des élèves entrant en sixième ont échoué aux évaluations de français et de mathématiques.

Le rectorat a annoncé la réorganisation des dispositifs d'aide aux élèves, et la création de 25 postes d'enseignants à la rentrée 2008, une dotation jugée insuffisante par les grévistes pour faire face à la démographie scolaire, dans un département où la moitié de la population a moins de 25 ans, et croit de 3,8 % par an, sous la pression de l'immigration et de la natalité.

Depuis dix jours, la plupart des établissements scolaires de Guyane fonctionnent mais sont perturbés par le mouvement, qui a culminé mardi par une manifestation de plus d'un millier de personnes dans les rues de Cayenne.

"Je ne suis pas certain que vous ayez saisi l'acuité du cri qui est monté jusqu'à vous", écrit Mgr Emmanuel Laffont, l'évêque de Guyane, dans un courrier adressé à Xavier Darcos.



Par seccotine95 - Publié dans : Actualité - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Lundi 26 mai 2008
Service minimum à l'école : ce que prévoit l'avant-projet de loi
L'avant-projet de loi "instituant un droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires" les jours de grève, dont Xavier Darcos doit discuter avec les syndicats, lundi 26 et mardi 27 mai, prévoit que les communes organisent un dispositif d'accueil des élèves lorsqu'au moins 10 % des enseignants des écoles publiques de la commune ont l'intention de participer à une grève.

"Dans le cas où un préavis de grève a été déposé (...), toute personne qui exerce des fonctions d'enseignement dans une école maternelle ou élémentaire publique informe, au plus tard quarante-huit heures avant de participer à la grève, l'autorité administrative dont elle relève, de son intention d'y participer", stipule en outre le texte, transmis lundi à l'AFP. Les informations issues de ces déclarations sont toutefois "couvertes par le secret professionnel", précise le texte.

"NÉGOCIATION PRÉALABLE"

L'avant-projet oblige aussi l'Etat et les syndicats à une "négociation préalable" avant tout dépôt d'un préavis de grève.
Concrètement, une organisation syndicale ayant l'intention de déposer un préavis de grève doit d'abord en faire une "notification à l'Etat". L'Etat a ensuite trois jours pour réunir la ou les organisations syndicales ayant procédé à cette notification. L'Etat et ces organisations syndicales doivent ensuite "conduire [une] négociation", dans une durée "qui ne peut excéder huit jours francs à compter" de la notification. A l'issue de cette négociation, un relevé de conclusions est rédigé.
ce PROJET DE LOI devrait être déposé "AVANT L'ÉTÉ"

.  contribution financière aux communes "lorsqu'elles ont effectivement mis en place" l'accueil des élèves. Un décret précisera "le montant et les modalités de versement de cette contribution", qui "tient compte du nombre d'élèves effectivement accueillis". 

Ce texte, qui comprend cinq articles, sera déposé "avant l'été", avait annoncé le 15 mai Nicolas Sarkozy au soir d'un mouvement national dans la fonction publique, et notamment dans l'éducation. Pour les syndicats, le chef de l'Etat avait "franchi la ligne rouge" avec ce projet qui remet en cause, selon eux, le droit de grève.

 
http://95.snuipp.fr/spip.php?article918

Communiqué de presse sur le projet de loi sur le service minimum d'accueil
Par seccotine95 - Publié dans : Actualité - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Jeudi 22 mai 2008

Je viens de relire des passages des écrits de C. Freinet . praticien de l'école dans la deuxième moitié du XXème siècle qui a ouvert la voie d'une autre école, "l'école coopérative" appelée aussi "l'école moderne" représentée toujours, à ce jour, par l'ICEM.
Freinet explique dans ces lignes, les idées clefs de sa démarche. Ce n'est pas une "méthode" statique et elle est, à l'heure actuelle en constante recherche puisqu'ancrée dans le quotidien.
Les enseignants, les écoles qui sont dans "la philosophie" Freinet (parce que c'est toute une manière d'être et de penser) son très (trop) discrets, échaudés par toutes les attaques qu'ils ont eu à subir (dans la lignée de leur "maître") et pourtant que de savoirs ont-ils engrangés qui nous seraient bien utiles dans nos réflexions et notre recherche de solutions aux problèmes de l'éducation" scolaire.

Quelques extraits de la conférence de Nicolas Go proposée au congrès de l’Ecole moderne 2002 (Nicolas Go,docteur en philosophie )

"On prépare la démocratie de demain par la démocratie à l'école. Un régime autoritaire à l'école ne saurait être formateur de citoyens démocrates."
Par cet "Invariant", Freinet pose clairement son engagement politique : il s'agit d’éduquer des individus à être acteurs dans une société démocratique et à œuvrer pour qu'elle soit la plus démocratique possible.
Nous avons toujours cette volonté politique de donner à chacun sa place dans la société. Et la maîtrise de la langue en est une condition essentielle. Mais par maîtrise de la langue nous n’entendons pas seulement "parler sans erreur" ou "utiliser un registre de langue correct" ; il faut aussi
s’approprier les outils conceptuels qui permettent de construire sa pensée et de comprendre celle des autres.

"N’écoutons point ceux qui prétendent qu’on ne peut écrire tant qu’on ne connaît pas les règles de la grammaire et de la syntaxe… [des] pédagogues n’ont vu que la règle et la règle a tué la vie." C. Freinet
Nous posons comme postulat la nécessité de l’expression libre. Chaque individu est différent, acteur d’une histoire unique. Il doit avoir le droit de dire, d’écrire, de dessiner ses émotions, ses sentiments, de se raconter et ainsi souvent, de se libérer de ses angoisses.
Chacun doit avoir la possibilité matérielle - temps, outils - de s’exprimer oralement, par écrit, et ce sont les fonctions de l’enseignant et de la classe coopérative que d’accueillir avec respect cette expression.
Nous sommes convaincus que l’on apprend par la coopération et non par la compétition.
Lorsqu’il est reconnu, cessant d’être isolé, et capable de s’exprimer et de communiquer, l’enfant ou l’adolescent devient disponible pour les apprentissages.
Faire jaillir sa parole, c’est faire jaillir sa pensée, la confronter à celle des autres, la structurer dans une dimension sociale.
Nous faisons donc le choix de mettre en place une méthode naturelle de lecture/écriture et d’apprentissage de la langue qui s'appuie sur la démarche du tâtonnement expérimental.
Pour C. Freinet, les lois principales en sont l’acte réussi et la perméabilité à l’expérience.
Tout acte, réussi ou non, laisse une trace dans notre organisme. L’acte réussi, par le plaisir qu’il procure à son auteur, incite celui-ci à la répétition, alors que l’échec amène le déplaisir et entraîne le rejet de l’acte qui a provoqué cette sensation désagréable.

Immédiatement après guerre, Freinet annonçait dans son guide de l’école populaire la fin du règne de la scolastique ; vingt ans plus tard, son espoir semblait pouvoir enfin se réaliser, puis encore en 1981. Mais le renouveau de l’école du peuple se fait attendre, et l’on ne peut plus aujourd’hui raisonnablement penser comme il l’écrivait dans L’Education du travail, en 1946, que l’on puisse puiser « enfin dans le peuple, dans ses besoins, dans ses modes de vie, dans ses habitudes d’agir, de travailler et de penser, les racines vivantes qui assureront la puissance de sa sève ».

Ce dont le peuple est bien souvent porteur désormais, c’est d’une culture nouvellement soumise à des déterminations économiques, une culture commerciale et médiatique. Populaire au sens de « ce qui plaît au plus grand nombre » signifie dès lors bien souvent, par voie de conséquence, « ce qui favorise au mieux les intérêts économiques...nous n’avons pas à nous déterminer entre le choix de l’ignorance ou celui de l’élitisme, mais entre deux conceptions possibles du « populaire » : une conception de l’aliénation, qui assume comme irrémédiable la réalité d’une masse ignorante, privée des savoirs requis pour la réussite sociale (« c’est comme ça, on n’y peut rien »), et qui raisonne sociologiquement en termes de pourcentages de réussite, et une autre conception, celle de l’émancipation, qui rejette comme nécessaire la reproduction des inégalités, et qui qualifie de populaire une école capable d’offrir à tous les enfants le possible développement de leur humanité par la construction de la liberté...»


Ce passage m'éclaire sur le postula de "la liberté pédagogique" que tout enseignant revendique.
Enseigner dans la fonction publique ne nous garanti nullement cette liberté puisqu'elle est soumise aux containtes d'un gouvernment et de sa politique.
Je rejoins ainsi les revendications qui se font jour d'une politique éducative indépendante de tout gouvernement élu, à l'abri des revirements politiques.


Par seccotine95 - Publié dans : Education - Communauté : Quelle école pour vos enfants?
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Mercredi 21 mai 2008

Après l'annonce faite de l'obligation  d'un  Service Minimum d'Accueil, de l'obligation de se déclarer gréviste 48 heures à l'avance, du déni de la mobilisation, du refus d'ouvrir une concertation...
Le ministre de l'Education Xavier Darcos déclare, qu'ilveut mettre en place une agence nationale de remplacement des profs malades ou manquants dès la rentrée 2009. dans le Figaro de ce jour

Après l'annonce d'un service minimum lors des jours de grève des enseignants, le ministre de l'Education nationale explique dans Le Parisien/Aujourd'hui en France qu'avec cette agence, il «va aller plus loin : "les parents se plaignent souvent que les remplacements tardent, quand un professeur est absent, malade. Nous avons pourtant 50.000 enseignants à disposition pour cela».

Il s'empresse toutefois de préciser que «les fonctionnaires ne changeront pas de statut. Il ne s'agit pas d'une agence intérim: ce sera une structure de planification et d'organisation nationale, dédiée à cette seule fonction, qui dépendra directement de l'Etat, pilotée par le ministère».

 

Invité également sur France 2, Xavier Darcos a constaté que «notre système ne marche pas très bien, on ne sait pas bien les mobiliser» (enseignants remplaçants ndlr) . «Lorsque nous manquons ponctuellement de tel ou tel professeur», l'agence «pourra solliciter des jeunes professeurs en fin de préparation, des stagiaires ou des étudiants en fin de master».

Réaction de la gauche ?
L'ancien ministre socialiste de l'Education Jack Lang «ne sait pas si cette agence est une bonne idée mais depuis un an, on assiste à une situation dont le gouvernement est coupable, qui laisse pendant deux, trois ou quatre mois des enfants sans professeur». «C'est scandaleux», dénonce le député PS du Pas-de-Calais. «Quand on se livre à une hécatombe massive de postes, à un programme de plan de destruction d'emplois (...), je souhaite bien du plaisir à ceux qui devront organiser ces emplacements».

http://95.snuipp.fr/spip.php?article863
Samedi 24 mai Manifestation régionale en Ile de France 14h30 RER Luxembourg en direction du ministère

Par seccotine95 - Publié dans : Actualité - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Dimanche 18 mai 2008
PROJET DE LOI
 
ADOPTÉ PAR LE SÉNAT
APRÈS DÉCLARATION D'URGENCE
 
« Sous-section 3
 
« Réorientation professionnelle
 
« Art. 44 bis. - En cas de restructuration d'une administration de l'État ou de l'un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d'être supprimé.
 
« Art. 44 ter. - L'administration établit, après consultation du fonctionnaire placé en réorientation professionnelle, un projet personnalisé d'évolution professionnelle qui a pour objet de faciliter son affectation dans un emploi correspondant à son grade, situé dans son service ou dans une autre administration, ou de lui permettre d'accéder à un autre corps ou cadre d'emplois de niveau au moins équivalent. Le projet peut également avoir pour objet de l'aider à accéder à un emploi dans le secteur privé ou à créer ou reprendre une entreprise.
 
« Pendant la réorientation, le fonctionnaire est tenu de suivre les actions d'orientation, de formation, d'évaluation et de validation des acquis de l'expérience professionnelle destinées à favoriser sa réorientation et pour lesquelles il est prioritaire. Il bénéficie également d'une priorité pour la période de professionnalisation.
 
« L'administration lui garantit un suivi individualisé et régulier ainsi qu'un appui dans ses démarches de réorientation. Elle fait diligence pour l'affecter, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de
l'article 60, dans les emplois créés ou vacants correspondant à son grade et à son projet personnalisé d'évolution professionnelle.
 
« Le fonctionnaire peut être appelé à accomplir des missions temporaires pour le compte de son administration ou d'une autre administration. Les missions qui lui sont alors confiées doivent s'insérer dans le projet
personnalisé.
 
« Art. 44 quater. - La réorientation professionnelle prend fin lorsque le fonctionnaire accède à un nouvel emploi.
 
« Elle peut également prendre fin, à l'initiative de l'administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois emplois publics correspondant à son grade, à son projet personnalisé d'évolution professionnelle et tenant compte de sa situation de famille. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d'office ou, le cas échéant,
admis à la retraite.
 
texte de loi à lire en entier ici : http://www.senat.fr/leg/tas07-077.html

Tous comme ces "fainéants de chômeurs" qui refusent 3 emplois qui verront supprimer leurs indemnités, les fonctionnaires pourront se voir virés après 3 refus de propositions de nouvelle "orientation professionnelle".
 
Le détricotage s'accélère ! Ça devient du démontage !

 
 
Par seccotine95 - Publié dans : Actualité - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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