La FSU et la FCPE du Val d’Oise s’adressent
à tous les parents, enseignants, lycéens et citoyens.
Dans l'Education Nationale, le budget 2008 est fortement contesté. Depuis plusieurs mois,
enseignants, lycéens et parents s'opposent aux 11 200 suppressions de postes programmées par le gouvernement (219 pour le Val d’Oise dans les collèges et les lycées) qui vont aggraver les
conditions d’apprentissage :
- des classes surchargées, rendant impossible le suivi individuel des élèves,
- la remise en cause de la scolarisation des enfants de moins de trois ans à l’école
maternelle,
- la réduction des horaires de tous les élèves : la suppression du samedi matin entraîne le passage de 26 à 24 h d’enseignement pour la majorité des élèves de l’école primaire,
- la suppression de certaines filières, en particulier dans la voie professionnelle,
- la disparition de nombreuses options dans les collèges et les lycées,
- la suppression de tout ou partie des dédoublements ce qui signifie moins de travail en petits groupes,
- moins d’adultes, notamment pour encadrer les élèves
- des remplacements de moins en moins assurés.
Dans le secondaire : des coupes budgétaires encore plus massives dans les années à venir : on prévoit plus de 80 000 suppressions de postes en 4 ans, ce qui va bouleverser le système éducatif en profondeur :
- Une école plus inégalitaire. : l’assouplissement de la carte scolaire, puis sa suppression vont introduire une véritable concurrence entre établissements.
- Une école plus ségrégative qui remet en cause le collège pour tous et cantonne de nombreux élèves à l’acquisition du seul « socle commun »
En primaire des nouveaux programmes qui font l’unanimité contre eux !
Parents, enseignants, chercheurs, mouvements pédagogiques dénoncent l’alourdissement des contenus, une conception mécaniste des
apprentissages, un affaiblissement de la dimension culturelle, une vision passéiste et rétrograde de l’école.
Ces programmes « infaisables » aggraveraient l'échec scolaire et ne permettraient pas à tous les élèves de poursuivre une scolarité réussie au collège.
A cela s’ajoute une volonté d'externaliser l'aide aux élèves en difficulté : les stages de remise à niveau, la suppression de 2 heures d’enseignement par semaine transformées partiellement en
heures de soutien après l’école ne sont pas des réponses pertinentes. La lutte contre l’échec scolaire nécessite une prise en charge collective associant les enseignants spécialisés
(Rased..).
Le dimanche 18 mai Tous à Paris
Place de l’Opéra 13 h
La transformation de l’École implique une toute autre dynamique pour
le système éducatif et pour les métiers de l’éducation .
Nous voulons pour tous un Service Public d'Education qui :
- permette la réussite de tous,
- assure l'égalité de traitement des élèves sur l'ensemble du territoire
- garantisse des horaires et des programmes nationaux
Nous voulons, pour tous, une politique éducative ambitieuse qui :
- assure l’accès aux voies générale, technologique et professionnelle des lycées,
- dote tous les jeunes d’une culture commune leur permettant de s’affirmer comme
citoyens
- permette d'aider les élèves dès que des difficultés apparaissent
- prépare une poursuite d’étude dans l’enseignement supérieur
Dans l’immédiat, nous exigeons d’autres conditions pour la rentrée 2008 :
- un collectif budgétaire qui rétablisse les 11200 postes supprimés en 2008 dans le second
degré, et permette les créations de postes nécessaires aux besoins des élèves et des
étudiants de la maternelle à l’université,
- le rétablissement des postes aux concours à la hauteur des départs à la retraite,
- l’abandon de la généralisation des bacs professionnels en 3 ans et le maintien des BEP,
- des plans de titularisation pour résorber la précarité,
- la mise en oeuvre d’une carte scolaire rénovée qui facilite la mixité sociale,
- la suspension des nouveaux programmes 2008,
Les organisations signataires appellent :
- à poursuivre et amplifier les mobilisations en cours,
- à organiser localement des rencontres entre parents, lycéens, personnels de l’éducation
nationale et responsables des associations éducatives complémentaires de
l’enseignement public, pour faire circuler l’information et organiser l’action,
- à participer massivement à la manifestation nationale du 18 mai.
Pour une autre rentrée et une autre politique éducative
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